Comment faire face à la grossesse précoce ?

Publié le : 18 avril 20236 mins de lecture

Les taux de grossesse des adolescentes restent très élevés dans de nombreuses régions du monde. En fait, 95 % des cas se produisent dans les pays en développement.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la grossesse chez les adolescentes est la grossesse de jeunes gens âgés de 15 à 19 ans. La plupart d’entre elles sont des grossesses non désirées. Les statistiques montrent que les naissances résultant de ce type de grossesse représentent 11% de toutes les grossesses dans le monde.

La grossesse chez les adolescentes donne lieu à un problème complexe. Non seulement parce qu’elle limite le développement normal des adolescents vers la maturité, mais aussi parce que les enfants issus de ce type de grossesse ont un avenir, la plupart du temps, très incertain. C’est pourquoi il est important de prendre en compte certaines directives pour faire face à une telle situation. En voici quelques-unes.

Les mesures devant être prises par l’adolescente pour faire face à la grossesse

De nombreuses jeunes femmes qui tombent enceintes à l’adolescence n’ont pas le soutien de leur famille au départ. La famille étant dépassée par la nouvelle, opte pour le déni. Il est donc fréquent que, au moins pendant la première phase, elles doivent faire face seules à la situation. Souvent, elles n’ont même pas le soutien de leur partenaire. D’autres fois oui, mais le partenaire est aussi un autre jeune inexpérimenté.

Comment faire face à cette situation ? Il est conseillé de prendre les mesures suivantes à l’avance :

  • Le déroulement de la grossesse doit être évalué.

Les risques encourus et l’état de santé général doivent également être évalués. La visite doit être l’occasion de répondre à toute préoccupation concernant la suite des événements.

  • Demandez de l’aide.

Un psychologue est en mesure d’aider l’adolescente à faire le tri dans ses pensées, à planifier ses prochaines étapes et à jeter les bases des décisions qu’elle doit prendre. Elle a besoin d’une personne impartiale qui ne la jugera pas.

  • La mère et le père doivent parler des décisions et des attentes concernant le nouveau scénario.

Idéalement, après une période de réflexion, ils devraient pouvoir se mettre d’accord sur les étapes les plus importantes.

  • Si l’adolescente décide de poursuivre sa grossesse, il est nécessaire d’en informer la famille.

Dans de nombreux cas, leur réaction ne sera pas la meilleure, mais il est également vrai que dans de nombreux cas, après le choc de la nouvelle, ils seront le meilleur soutien et les meilleurs conseillers que les adolescents puissent trouver.

Les rôles des parents de ces adolescentes

La grossesse chez les adolescentes est souvent une nouvelle très choquante pour les parents. La plupart d’entre eux attendent de leurs enfants qu’ils accumulent davantage d’expériences avant d’affronter cette étape de la vie. À cet âge, la plupart des enfants sont encore dépendants de leurs parents, tant sur le plan financier que sur le plan émotionnel. Par conséquent, une grossesse précoce est une situation dans laquelle ils sont également impliqués indépendamment de leur volonté.

Voici quelques stratégies recommandées aux parents :

  • Beaucoup se laissent emporter par l’angoisse que cette nouvelle génère et se mettent en colère contre leurs enfants. Ils deviennent même agressifs, ce qui n’aide pas, mais aggrave la situation.
  • Il est important de savoir ce que les enfants pensent. Comment voient-ils la situation et qu’est-ce qu’elle signifie pour eux. Il est important de ne pas les juger : la grossesse, qu’elle ait été une erreur ou non, se poursuit.
  • Reconnaissez vos sentiments. C’est-à-dire identifier les émotions suscitées par la nouvelle. Dans de nombreux cas, ils peuvent être contradictoires : la tristesse qui peut naître du sentiment que leur enfant a conditionné leur avenir de cette manière, la culpabilité de ne pas avoir mis les moyens pour que cela ne se produise pas ou la joie pour ce que signifie être grands-parents. Ces émotions peuvent être mélangées et amener les parents à se sentir également très perdus.

Tout est question de prévention

Dans la plupart des écoles et par le biais des médias, de grandes campagnes d’éducation sexuelle ont été menées. La société, bien que lentement et avec hésitation, se défait des mythes et de l’obscurantisme sur la sexualité. Tant le système éducatif que les parents commencent à comprendre que le meilleur moyen de prévenir les grossesses non désirées est l’information. Ainsi, si l’adolescent est celui qui finira par prendre les décisions relatives à la sexualité, le rôle des parents est de l’aider à le faire avec des critères.

D’autre part, il convient également de se demander pourquoi il y a des adolescents qui, bien informés, finissent par avoir une grossesse non désirée. Une réponse possible est qu’ils n’ont pas les moyens à leur disposition pour l’éviter. Un autre facteur possible est un manque de maîtrise de soi à certains moments où l’excitation peut être très forte. Enfin, pour certains, c’est une façon de revendiquer le fait qu’ils sont plus âgés que ce que leur environnement les considère.

D’une manière ou d’une autre, les études affirment que la parentalité est une aventure, un processus ou un défi merveilleux lorsque la maturité des personnes qui y sont confrontées est à la hauteur de la décision. Cela ne veut pas dire que les enfants de parents adolescents naissent condamnés, mais que, sur le papier, ils sont plus susceptibles de se trouver dans une situation vulnérable.

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