Comment traiter les infections urinaires de manière naturelle pendant la grossesse ?

Publié le : 21 novembre 20237 mins de lecture

Les infections des voies urinaires (IVU) sont l’infection bactérienne la plus courante chez les femmes adultes et la complication médicale la plus fréquente de la grossesse. La question du traitement naturel d’une infection urinaire est donc fréquente chez les femmes enceintes. Le risque pour une femme de subir une infection urinaire au cours de sa vie est de 20 %. Lorsqu’elles sont traitées rapidement et correctement, les infections urinaires entraînent rarement des complications graves, mais si elles ne sont pas traitées, elles peuvent entraîner des infections rénales et même la mort dans de rares cas. Une infection urinaire se produit lorsque des bactéries pénètrent dans l’urètre et provoquent une infection. Normalement, la bactérie est éradiquée par l’urine.

Les causes les plus courantes

  • Rapports sexuels
  • Grossesse
  • Obstruction urinaire
  • La nature virulente de certaines bactéries

Symptômes

Certaines femmes atteintes d’infections urinaires restent asymptomatiques, mais les symptômes les plus courants enregistrés sont les suivants :

  • Douleur au bas du dos
  • Fièvre élevée
  • Des frissons qui secouent
  • Vomissements
  • Sensation de brûlure en urinant
  • Augmentation de la fréquence des mictions
  • Une urine de couleur plus foncée et plus trouble que d’habitude

Comment diagnostiquer une infection urinaire pendant la grossesse ?

Le diagnostic d’une infection des voies urinaires peut être obtenu par un médecin qui prélève un échantillon d’urine à mi-course et détermine s’il y a une présence excessive de bactéries dans l’urine. Cette procédure s’appelle une analyse d’urine. Pour diagnostiquer une infection urinaire pendant la grossesse, plusieurs étapes sont généralement suivies. Un examen cytobactériologique des urines (ECBU) est effectué dès la première consultation de suivi de grossesse, puis réitéré de façon mensuelle à partir du 4ème mois de grossesse. Les symptômes courants d’une infection urinaire pendant la grossesse comprennent un besoin pressant et plus fréquent d’uriner, des difficultés à uriner, des sensations de brûlure lors de la miction, des urines troubles ou malodorantes, et parfois des douleurs lombaires. En cas de doute, il est recommandé de contacter un professionnel de la santé pour un diagnostic précis. Le traitement des infections urinaires pendant la grossesse implique généralement l’utilisation d’antibiotiques, choisis en fonction de la bactérie en cause et de l’état de la femme enceinte. L’’automédication n’est pas recommandée pendant la grossesse

Comment traiter une infection urinaire de manière naturelle pendant la grossesse ?

Malheureusement, il n’existe pas de traitement naturel pour les infections urinaires. Il est possible que l’infection urinaire se résorbe d’elle-même, mais certaines pathologies nécessitent un traitement sans attendre de voir si l’organisme se débarrasse de l’infection par lui-même. La grossesse est un état qui justifie une attention immédiate si l’on soupçonne une infection urinaire. Votre médecin vous prescrit des antibiotiques qui peuvent être pris sans danger pendant la grossesse. Cependant, vous pouvez prévenir les infections urinaires de manière naturelle ou du moins réduire le risque de contracter une infection urinaire. Voici plusieurs mesures naturelles que vous pouvez prendre pour prévenir une infection urinaire :

Jus de canneberge

Certaines données suggèrent que la consommation quotidienne de jus de canneberge pur à 100 %, sans sucres ajoutés, pourrait prévenir les infections urinaires en raison d’une éventuelle caractéristique de lutte contre les infections contenue dans le jus. On ne sait pas exactement quelle quantité et à quelle fréquence il faut prendre du jus de canneberge pour prévenir les infections des voies urinaires. Vous ne devez pas boire de jus de canneberge si vous prenez un anticoagulant, car cela peut entraîner des saignements. Cela dilue l’urine et aide à éliminer les bactéries qui peuvent être présentes.

Éviter les boissons qui peuvent irriter la vessie

Le café, l’alcool et les boissons gazeuses contenant des jus d’agrumes et de la caféine peuvent irriter la vessie et perpétuer les mictions excessives. Il faut s’hydrater régulièrement en buvant plus d’un litre et demi d’eau par jour.

S’essuyer de l’avant vers l’arrière

S’essuyer de l’avant vers l’arrière après avoir utilisé les toilettes empêche les bactéries de la région anale de se propager vers le vagin et l’urètre.

Vider la vessie peu après le rapport

Il est important d’essayer d’évacuer les bactéries qui ont pu pénétrer dans l’urètre en buvant un grand verre d’eau et en urinant peu après le rapport. Il ne faut surtout pas retenir un besoin d’uriner afin d’éviter les infections urinaires.

Éviter d’utiliser des irritants féminins

L’utilisation de certains produits tels que les poudres, les douches et les déodorants en spray peut irriter l’urètre et provoquer une infection urinaire.

Lorsqu’elles sont traitées correctement, les infections urinaires évoluent rarement vers quelque chose de plus grave (comme une maladie rénale chronique). Cependant, si vous pensez avoir une infection urinaire, il est important de prendre les mesures appropriées pour éradiquer l’infection dès que possible afin d’éviter d’autres complications.

Comment différencier une cystite d’une pyélonéphrite pendant la grossesse ?

La cystite et la pyélonéphrite sont deux types d’infections urinaires qui peuvent survenir pendant la grossesse. La principale différence entre les deux réside dans la localisation de l’infection. La cystite affecte la vessie, tandis que la pyélonéphrite touche les reins. Voici quelques points pour différencier ces deux conditions : La pyélonéphrite est caractérisée par une fièvre élevée, généralement supérieure à 38,9°C, tandis que la cystite peut ne pas s’accompagner de fièvre ou présenter une fièvre peu élevée et intermittente. La pyélonéphrite peut donner lieu à des symptômes plus graves tels que des douleurs lombaires, une fièvre prolongée, une mauvaise prise de poids, une jaunisse persistante, des douleurs abdominales, une présence de sang dans les urines, entre autres. Pour différencier ces deux infections, des examens complémentaires tels qu’une analyse d’urine pour détecter la présence de bactéries, une échographie pour rechercher des kystes ou des tumeurs, ou un scanner en cas d’obstruction des voies urinaires peuvent être prescrits. En cas de doute, il est important de consulter un professionnel de la santé pour un diagnostic précis et un traitement approprié.

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